Sélectionnée par L'Union Africaine et l'Union Européenne, l’Algérie devient le pôle sud-méditerranéen dans les énergies renouvelables et l’eau.

Publié le par Dr Hadroug Nasser

Sahar@Green soutient la création de Pôles de compétitivités et Clusters Eau et Energie dans l’espace MENA.

« Pour une vision méditerranéenne de l’eau et de l’énergie »

Objectif de cette initiative : promouvoir les concepts de pôles de compétitivités et clusters « eau et énergie » dans l’espace MENA (Middle East and North of Africa), et créer des synergies entre les entreprises européennes et leurs homologues du sud de la méditerranée.

 Il s’agit de réfléchir et d’échanger sur la manière de créer, au sud de la méditerranée, des pôles de compétitivité, ou clusters.

L’intention recherchée est de créer des synergies entre les clusters et les PME/PMI de France opérant sur les secteurs de l’eau et de l’énergie, et les opérateurs sud-méditerranéens, et de faire l’inventaire des financements possibles (BEI, BAD, banque Mondiale, Communauté Européenne …).

Une politique méditerranéenne en faveur de l’eau et de l’énergie

« L’espace Méditerranéen, par le concours de MENA, dispose d’atouts considérables dans le domaine des énergies renouvelables ». Mais ces atouts ne sont pas suffisamment exploités. Pour inverser la tendance, Sahar@Green souhaite que l’Union Pour la Méditerranée et l’UE, soutiennent les efforts de MENA pour prendre le leadership sur plusieurs secteurs du développement durable, et en particulier celui des énergies renouvelables, et de la désalinisation d’eau de mer.

Cela suppose la mise en place de programmes nationaux, ce qui est déjà fait dans plusieurs de ces pays, mais pas uniquement. Cela requiert également une plus forte coopération entre les espaces régionaux, de sorte que la gestion de l’eau et de l’énergie soit abordée sous l’angle transfrontalier. C’est sur ce plan que les pôles de compétitivité ont toute leur importance.

Il s’agit donc de créer un Super Smart Grid pour l’interconnexion globale de MENA en électricité, et de son raccordement à l’UPM (Union Pour la Méditerranée) et à l’UE, et de promouvoir des projets trans-méditerranéens durables de désalinisation solaire d’eau de mer, de lutte contre la désertification, et de production d’énergies renouvelables.

Sahar@Green soutient donc des initiatives industrielles telles que Dii (DESERTEC Industrial Initiative) et MedGrid.

Sahar@Green encourage le développement de la mise à niveau des entreprises dans l’espace MENA, en lien avec l’Union Européenne et l’UPM.

Sahar@Green encourage également les Clusters européens à partager leur savoir faire avec les organisations « parties prenantes » dans le développement des énergies renouvelables, de la désalinisation d’eau de mer, du traitement des eaux usées, de l’efficacité énergétique, de la dépollution des sols, et des smart grids.

Sahar@Green agit en facilitant les échanges entre les « parties prenantes », et encourage l’internationalisation des Pole de compétitivités Européens en Environnement / Eau / Energies renouvelables, en direction de l’espace MENA.

Des organisations tels que Eco-Energies et Entreprises Rhône-Alpes international (ERAI), par exemple, participent à l’internationalisation des clusters ; Axelera en est un exemple puisqu’il fait partie des pôles de compétitivité en eau et environnement ayant fait l’objet d’interventions spécifiques. « Axelera est l’un des acteurs majeurs sur tout ce qui concerne l’eau, l’air et le sol, en particulier la dépollution » a précisé le conseiller en développement international.

UbiFrance précise par ailleurs que l’agence accompagne des PME et des pôles de compétitivité dans la recherche de partenariats technologiques à l’international. A ce titre, il travaille en collaboration avec OSEO sur la partie financement des entreprises.

Quid du financement des pôles de compétitivité dans le sud de la méditerranée

La priorité est d’améliorer la fourniture en eau et en électricité, et de participer à la réduction des émissions des gaz à effet de serre, et la lutte contre la désertification.

Pour Sahar@Green, les financements doivent être à la fois publics et privés.

La Banque Mondiale, via sa filiale MIGA, propose une assurance à l’investissement qui fournit des garanties contre les risques politiques et incite au regroupement des entreprises. EuropeAid et la Facilité énergie de la Communauté européenne travaillent sur un Réseau africain des centres d’excellence en sciences de l’eau. L’institution centralise les initiatives engagées dans ce domaine via différents supports de communication.

Enfin, aux instruments financiers dont dispose déjà la BAD, il convient d’adjoindre les services des banques régionales. A cela, manque la structuration du tissu industriel local pour que les conditions soient réunies et que les pôles de compétitivité du sud de la méditerranée soient en mesure d’organiser la fourniture en eau et en énergie de l’espace MENA.

Lancement du réseau CHEMS en Algérie.

A l’occasion de la célébration de la journée du solstice d’été, le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) a lancé le 21 Juin 2011, le réseau CHEMS de mesure de rayonnement solaire et des paramètres météorologiques. Les stations de ce réseau mesureront en continu les paramètres intervenant dans le fonctionnement des systèmes à énergies renouvelables, particulièrement les paramètres radio-métriques et éoliens.

La première station installée sur les hauteurs de la capitale au niveau du siège du CDER (Bouzaréah) à 345 mètres d’altitude, est équipée de plusieurs pyranomètres, d’un pyrhéliomètre et d’un Sun tracker qui mesurent les différentes composantes du rayonnement solaire et la durée d’insolation. La vitesse et la direction du vent sont mesurées, quant à elles, à l’aide d’un anémomètre-girouette à ultrasons. La station de Bouzaréah est également équipée de capteurs météorologiques pour la mesure de la température, de l’humidité, de la pluviométrie et de la pression atmosphérique. Les données mesurées sont consultables, en temps réel (mise à jour chaque 5 minutes), sur le site WEB du portail algérien des énergies renouvelables. Le représentant du CDER, Samy Bouchaib, a indiqué que ce réseau sera étendu par l’installation de deux stations, une au niveau de l’unité de Ghardaia et l’autre au niveau de l’unité d’Adrar. «D’autres ouvertures et extensions seront possibles dans le futur», a-t-il annoncé. Le directeur du CDER, Maïouf Belhamel, a affirmé que ce réseau va accompagner le Programme national de recherche en énergies renouvelables (PNR).

L’utilisation des données mesurées permettra aux chercheurs d’améliorer le rendement de la production d’énergie en fonction du climat local. Les concepteurs pourront ainsi adopter – d’une manière optimale – l’orientation, l’inclinaison, le type de générateurs, les produits et les matériaux utilisés.

L’Algérie devient le pôle nord-africain dans l’énergie et l’eau.

L’Algérie a été choisie par l’Union Africaine (UA) pour devenir un pôle nord-africain dans le domaine de l’énergie et de l’eau, a annoncé Mokhtar Sellami, directeur de recherche au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique lors du lancement du réseau CHEMS. «L’Algérie a été choisie parmi les pays de l’Afrique du nord pour la création de l’Institut International de l’Energie et de l’Eau, un projet financé par l’Union européenne (UE)», a-t-il dit. Ce responsable a affirmé que la concurrence était rude entre les pays de l’Afrique du nord pour la réalisation de ce projet notamment avec l’Egypte et la Libye. Selon lui, c’est l’intervention de l’Allemagne qui a fait la différence. Il a indiqué que l’Allemagne, qui aspire à investir en Algérie dans le domaine des énergies renouvelables, a fortement défendu la candidature de l’Algérie pour l’implémentation de ce projet.


Editions Sahar@Green

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