Programme Algérien sur les Energies Renouvelables

Publié le par Dr Hadroug Nasser

 

ARTICLE d'EL WATAN (23-10-2010 / Algérie)

Développement des énergies renouvelables

Un programme sera présenté avant la fin de l’année 2010


 Des panneaux solaires dans le Sud algérien
© D. R.

Des panneaux solaires dans le Sud algérien

C’est ce qu’a déclaré jeudi dernier, selon l’APS, le ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi, en marge de la séance plénière de l’APN, consacrée au débat sur la déclaration de politique générale du gouvernement.Un «ambitieux programme» relatif au développement de la technologie des énergies renouvelables sera présenté au gouvernement avant la fin de l’année en cours.

Ce programme comprend des projets dont une partie sera réalisée «avec des  partenaires étrangers». Cependant, ces derniers, selon le même responsable, doivent se soumettre à trois conditions, à savoir «l’acquisition de technologies ayant trait aux laboratoires de recherche et d’expertise, la fabrication des équipements nécessaires au développement des énergies renouvelables en Algérie, car le coût de leur importation serait excessif et l’exportation des excédents d’électricité produite à partir de ces énergies vers des marchés extérieurs, notamment européens».

Notons qu’en juin dernier, Youcef Yousfi avait déclaré à propos du projet Desertec, une initiative allemande, que «l’Algérie étudie l’offre germanique». Cela dit, l’Algérie compte élaborer son propre projet en la matière. Les réserves de l’Algérie sur Desertec consistent en la souveraineté sur ses installations, de propriété étrangère, qui seront implantées sur le territoire algérien et la durée de la réalisation du projet, jugée «longue». En septembre dernier, le président-directeur général du groupe Sonelgaz, Noureddine Bouterfa, a indiqué à propos de Desertec et du projet français Plan solaire méditerranéen que «nous ne sommes pas contre» les deux initiatives.

«Nous voulons savoir où vont Desertec et le Plan solaire méditerranéen !», a-t-il affirmé. Comme il faut prendre en considération les questions «environnementales, économiques et culturelles». Il rappelle que l’Algérie s’est dotée de sa propre stratégie sur l’énergie renouvelable. Il évoque, dans ce cadre, le projet en cours de réalisation de la centrale de Hassi R’mel d’une capacité de production de 100 mégawatts par an. Sollicité par ailleurs sur le projet Medgaz, le ministre de l’Energie «espère» qu’il «sera mis en route avant la fin de l’année» en cours.

Au sujet des activités de Sonatrach sur le plan international, il indique qu’il n’y a pas de révision des activités de la compagnie nationale des hydrocarbures à ce niveau. Il précise que des discussions sont en cours entre Sonatrach et BP pour la cession des actifs en Algérie du groupe pétrolier britannique. Le ministre évoque la question des investissements qui seront consacrés au développement de l’activité raffinerie en Algérie. Il relève ainsi la nécessité de «rénover et d’accroître les capacités des raffineries existantes». Comme «nous allons certainement construire de nouvelles raffineries pour satisfaire les besoins du pays à long terme».                

Amnay idir
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